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JORS

Urbs

Jors évolue aussi en terrain urbain où il n’aime rien tant que capter la fantaisie qui s’immisce dans le quotidien, l’absurde qui vient enrayer la routine. Jors s’amuse des paradoxes. Dans cet inventaire à la Prévert que forme la série des «réalisme paradoxal », on trouve pêle-mêle : une ribambelle de chaussettes séchant sur une palissade de chantier, une vache de pacotille broutant près d’un immeuble de banlieue ou des enfants regardant le ciel par le trou de la serrure…

Autant d’images, autant de tableaux qui se découvrent comme on grimpe un escalier, selon différents degrés. Car audelà de la fine carapace des apparences, Jors invite le spectateur à réinterpréter le spectacle de la réalité, à découvrir le voile fin de la poésie qui recouvre notre quotidien faisant sien le conseil de Flaubert au jeune Maupassant : à savoir celui de regarder un arbre dans un paysage jusqu’à ce que cet arbre ne ressemble plus à aucun autre, jusqu’à ce qu’il ait sa propre vérité.