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JORS

Bestiaire

« Je ne suis pas un photographe « animalier », loin s’en faut. Les rares animaux que je photographie sont pour la plupart en captivité. Mis à part leur beauté naturelle, et au risque de tomber dans l’anthropomorphisme primaire, c’est leur «mélancolie » apparente que je désire dégager, il émane d’eux – ou c’est le fait de les savoir captifs – un mal-être palpable. Après tout, que sait-on réellement de leurs sentiments ? Peu de choses. La captivité, comme mal nécessaire. Solution terrible à la protection de certaines espèces en voie de disparition, l’enfermement pour la vie. Finalement, je photographie des animaux ce que je photographie des hommes, l’absurdité dévastatrice et insatiable de notre époque aveugle. »