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Patrick IMBERT

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En recherche constante d’expérimentation photographique, Patrick Imbert cherche à établir un lien d’errance heureuse entre les différentes situations qu’il rencontre. Travaillant de manière instantanée, le photographe collectionne les regards au gré de ses pérégrinations puis les assemble en diptyque ou les réunit en série. Photographe du Collège de France, il travaille également pour la presse et a été publié dans Le Monde, Libération, Les Inrockuptibles ou encore le New York Times.

Solide personnalité, Patrick Imbert revendique l’univers humoristique de ces images. En quête de désacralisation de la pratique photographique, il se définit comme illustrateur ou encore photographe indépendant à tendance existentialiste, une façon subtile de botter en touche pour cette personnalité où l’éclectisme prime. Ce qu’il aime faire avec ses clichés : s’amuser. Comme dans ses diptyques où il joue sur la signification des images dans un jeu d’échos visuels.

Dérision, critique et réflexion vont de pair dans la démarche de l’artiste. Expérimental, il affine son projet photographique depuis de nombreuses années testant tous les formats et traitements photographiques. Adepte du Lomo, ces boîtiers en plastiques apparentés au jouet, propriétaire d’une chambre, l’auteur adore maltraiter appareils, pellicules et objectifs au-delà de l’acceptable afin d’en révéler les imperfections. Le hasard peut ainsi s’exprimer, les déficiences deviennent alors sublimes.

2012 « Bestiaire » – Exposition collective, Centre d’Art André Malraux, Herblay
2011 « Bestiaire » – Exposition collective, VOZ Galerie, Boulogne 2011 AAF Bruxelles, Belgique
2010 3ème Nuit de la Photographie contemporaine, Paris
2010 Salon d’automne à Moscou, Russie 2010 AAF Paris
2010 AAF Bruxelles
2009 Open Art Fair, Utrecht, Pays-Bas
2009 2nde Nuit de la Photographie Contemporaine, Paris
2009 Exposition « Kostik Diptyk », Théâtre du Lucernaire, Paris
2008 AAF, Paris et Londres
2008 1ère Nuit de la Photographie Contemporaine, Paris

B-sides, Libération, New York Times, L’Express, Valeur Actuelle, Têtu, Le Monde, Paris Môme, Le Tigre …

Grâce à un ton léger, décalé et à des touches d’humour corrosives la série « KOSTIK DIPTYK » a le pouvoir de nous amuser tout en nous faisant réfléchir sur notre société.

Au départ, Patrick Imbert avait pensé à faire une immense mosaïque de 100 images en carré. Les ranger deux par deux s’est avéré plus simple. Plus zen. Plus lisible.

Partant d’une « ligne directrice » liant toutes les images entre elles (en l’occurrence la ligne d’horizon), la série «KOSTIK DIPTYK» de Patrick Imbert joue sur la ressemblance ou l’opposition, là le prince Charles cohabite avec des grenouilles, là la chaleur de deux corps s’oppose à la froideur du métro. De ses duos de photos résulte souvent une sorte de jeu de rebonds, visuels et contextuels, variable à l’infini.

Même quand tout semble avoir été rassemblé autour de la question chromatique, on aurait tort d’oublier que ce photographe intellectualise chaque rapprochement. Les images communicant au-delà de leur apparence. La construction de ses diptyques n’est jamais due à un quelconque « hasard ». Il faut donc percer, essayer, déchiffrer… Et c’est lorsqu’on se prend au jeu, exercice dérangeant au premier abord, que la magie opère. On ne se lasse pas de ces images, sorte de caches devinettes, petites énigmes conceptuelles.

Cette série a fait l’objet d’une exposition au Théâtre du Lucernaire à Paris au mois de mars 2009.

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